dimanche 8 mai 2011

Le chocolat fait place aux pétales

Au Pérou, près de 3000 fêtes populaires sont célébrées chaque année. La plupart de ces fêtes sont organisées autour d'un Saint patron et sont soigneusement adaptées aux croyances religieuses d'une région particulière. Une fête traditionnelle péruvienne est un moment de rassemblement ou le sacré et le profane se côtoient dans une seule et même manifestation. Ces célébrations sont nourries de messes, de processions, de défilés, de foires artisanales et agricoles ainsi que de danses et spectacles de toutes sortes. Pendant la Semaine Sainte, nombreux fidèles se donnent rendez-vous dans les montagnes andines pour festoyer en famille et se commémorer la Résurrection du Christ.

Nous avons décidé de nous rendre dans la petite ville de Tarma, connue aussi sous le nom de ''Perles des Andes'' pour son climat agréable, l'abondance de ses fleurs et ses paysages magnifiques. Située à 3050 mètres d'altitude, elle n'est qu'à 6 heures de Lima en bus. Un collègue m'avait dit que Pâques s'y vivait d'une façon bien particulière et que le détour en valait la peine.

Je vous partage quelques instants de cette fin de semaine en photos.

















Les familles s'unissent pour enlever les pétales des fleurs
 qui garniront les mosaïques

Les pixels naturels
 
La population utilise des grains de café pour délimiter les couleurs
avant de déposer les pétales de fleurs.


















On en profite pour recréer des scènes de la vie quotidienne.
 
Le Christ ressuscité est transporté sur son anda
autour de la place centrale et les belles mosaïques disparaissent
sous les pieds des fidèles.




























Danse traditionelle et défilé le dimanche de Pâques













Vendeur (Dollarama) ambulant.















Les musiciens




Poires cactus prises à la source


 

On en a évidemment profité pour visiter le coin. En 1 heure, les montagnes froides se transformaient en amazonie chaude.




Baignade au pied d'une chute parmi les Morphos bleus



Ce rongeur mange le fruit du cacao. On le chasse, on le mange, mais il peut aussi devenir un bel animal domestique.




Marie-France et Stéphane

Une petite truite en montagne

mercredi 6 avril 2011

Mon entourage n'est pas un mirage

J'ai décidé de vous partager quelques photos du quartier ou nous vivons en vous présentant des personnes extraordinaires qui malheureusement, sont marginalisées et sont victimes de discrimination. Elles font partie de notre quotidien, mais on les ignore, on les menace, on en abuse, on les harcèle, on les ridiculise. Elles s'occupent de nos enfants du matin au soir et même la nuit, mais on ne leur fait pas confiance et on les exclut du cercle familial. Elles assurent la sécurité des édifices et des rues, mais on leur dit qu'elles ne servent à rien et qu'elles ne sont bonnes à rien.


On vit à Surco, un quartier résidentiel de Lima. Il est bien conseillé aux coopérantEs de vivre dans des quartiers sécuritaires. On a repris le logement (1er en bas à gauche) d'un coopérant d'Oxfam-Québec qui est maintenant à La Paz, en Bolivie, avec sa famille. On est bien situé, près de tout : épiceries, marché public, parcs, gym, cinéma, centre commercial, bus, boulangerie, école d'Adam, garderie de Madeleine.

Lui, c'est Richard, le gardien de sécurité (le ''vigilante'') de notre édificie de 6 logements (!!!). Il gagne 700 soles par mois (environ 240 $ CAN). Il travaille 6 jours par semaine, 12 heures par jour. Il doit voyager en bus 5 heures par jour pour venir travailler et retourner chez lui puisqu'il demeure dans un des quartiers marginaux en périphérie de la ville. Il a 2 filles et est l'unique pourvoyeur de sa famille.






À droite



Quand on sort de mon édifice, à droite, au coin de la rue, il y a une petite cabane et il y a des gardiens de sécurité 24 h sur 24. Même chose à gauche, à l'autre coin de rue.



À gauche
 











Ces gardiens de sécurité travaillent 12 heures par jour sur des quarts de jour et de nuit. On y assure donc une présence 7 jours/semaine. Ils gagnent aussi 700 soles par mois, répartis entre le voisinage.






Au bout de la rue, il y a un parc. De 15h00 à 18h00, du lundi au vendredi, c'est le rendez-vous des nounous et des enfants. Quelques rares parents se joignent aux jeux collectifs, mais ils sont très rares. Pour les nounous, c'est l'occasion de briser l'isolement et de partager leur quotidien, les défis et les difficultés qu'elles rencontrent, leurs aspirations, leurs rêves. Pour les enfants, c'est l'occasion de promener les poupées en carosse, se lancer le ballon, jouer au chat et à la souris, se tirailler, grimper dans les arbres, faire de la bicyclette et de la planche à roulette. Adam et Madeleine y vont à tous les jours et en reviennent toujours de bonne humeur. Ils ont ainsi pu s'y faire un réseau d'amiEs intéressant.







Je vous présente Vilma. Cette femme extraordinaire qui s'occupe de nos enfants comme si c'était les siens. C'est une belle personne qui m'inspire au quotidien par son sourire contagieux, sa joie de vivre, sa simplicité, sa douceur, son honnêteté. Et tout ça, malgré les difficultés de sa vie personnelle.







Elle vit avec nous du lundi au vendredi: une petite chambre lui est consacrée dans notre appartement. Si elle devait voyager matin et soir, elle devrait elle aussi se taper 5 heures de bus par jour puisqu'elle vit elle aussi avec sa famille dans un quartier marginalisé. Elle a une petite fille de 4 ans et un garçon de 16 ans qui sont élevés par les parents de son mari puisque celui-ci travaille aussi à l'extérieur de la ville du lundi au samedi. Je vous partagerai son parcours de vie dans un prochain texte ainsi que les difficultés et les défis des nounous, celles à qui on laisse nos enfants mais qui sont souvent méprisées.





Les enfants l'adorent. Ce petit parc, son atmosphère festif quotidien et ses gens nous manqueront certainement à notre retour à Montréal.









Voici Vanessa (à droite) et Negda (à gauche), deux amies de Vilma.  Avec elles, je connais tous les potins du coin ! Et malheureusement, ils ne sont pas toujours roses ... Vilma est la seule nounou du coin qui ne porte pas de ''costume''. On lui a laissé le choix mais elle ne voulait rien savoir d'être habillée en blanc ou en bleu.


Chez plusieurs familles dont les enfants côtoient le parc, il y a une nounou par enfant (donc 2 enfants = 2 nounous), une cuisinière et une femme de ménage. Ceci crée des dynamiques très particulières. Chez nous, Vilma occupe tous ces postes mais a des conditions de travail plutôt extraordinaires contrairement aux autres employées de maison. Et nous sommes évidemment présents pour l'aider dans les tâches quotidiennes et on s'occupe de nos enfants.


Balayer les trottoirs et entretenir l'extérieur des maisons






Les employées de maison et les gardiens de sécurité ont plusieurs tâches connexes :

Arroser le gazon quotidiennement


Laver les voitures





















Promener les chiens, prendre des marches avec les aînéEs, aller chercher le pain ou le lait au ''dépanneur'' le matin tôt, sortir les poubelles, accompagner les enfants aux fêtes d'enfants, préparer le lunch des enfants, reconduire et aller chercher les enfants à la garderie ou à l'école, etc. Certaines familles engagent même d'autres employées domestiques les fins de semaine pour se reposer.

Derrière ce que je viens de vous présenter se fait toute une analyse de la société péruvienne, du moins liméenne, celle que je connais davantage. La sécurité, les rôles parentaux, la nécessité des employées domestiques, l'éducation des enfants. Je me questionne, je les questionne. J'essaie de comprendre.

Je vous avoue sincèrement que je n'arrive pas à accepter plusieurs de ces différences culturelles.
Je ne fais que les tolérer.

mercredi 23 mars 2011

Seule !!

J'ai une liste d'idées à mettre sur papier, 3 articles à terminer, des photos à télécharger. Mais depuis 3 semaines, je suis seule, et encore pour un p'tit bout ! JP, en tout bon marin, est quelque part entre le Canada et l'Écosse sur un navire canadien. Il ne reviendra que le 21 avril.

Je ferai mon possible pour vous partager quelque chose dans les prochains jours. Ce ne sont pas les idées qui manquent, mais bien le temps !
:-)

mardi 1 mars 2011

Femmes, jeunes et hommes s’unissent contre la violence familiale

San Juan de Lurigancho (SJL) est le district le plus populeux de Lima et du Pérou, avec près de 1 million d’habitants. La grande majorité de sa population est constituée de migrants provenant des régions montagneuses; ils ont fui la guerre interne qui a fortement secoué le pays dans les années 1980-2000.
C’est impressionnant se promener dans ce district. Dans certains secteurs, on n’a pas l’impression d’être dans un bidonville puisque la société de consommation y fait aussi ses ravages: grands supermarchés du genre IGA, cinéma, McDonald. On se demande comment les gens font pour y consommer avec leurs bas salaires mensuels. On me dit que c’est une question d’apparence et de standing.  En fréquentant ces endroits, tu sembles ne plus faire partie de la même classe sociale. Mais plus on entre dans le cœur des quartiers, qu’on se rapproche des « cerros » ou les maisons sont construites sur le flanc des collines sablonneuses et rocailleuses, on ressent la pauvreté qui peut être extrême (pas d’eau, pas d’électricité, pas de collecte de déchets). Précarité et promiscuité sont les deux mots qui me viennent à l’esprit pour décrire le style de vie de ces gens.    

Photo prise en face du Centro Mujer

Pauvreté dit violence, on le sait. Selon un rapport du Ministère de la femme et du développement social (MIMDES), on indique qu’au Pérou, 4 femmes sur 10 souffrent de différentes formes de violence familiale. Selon ce même rapport, ce taux augmente à 6 femmes sur 10 à SJL. C’est donc dans ce district que l’on retrouve la deuxième plus forte incidence de violence familiale au pays. Plusieurs seront surpris d’apprendre que les « champions péruviens » de la violence familiale se retrouvent dans la belle ville hautement touristique de Cusco! Nous y jetterons sûrement un regard différent lors de notre visite en mai.                                  
Il y a différentes études qui ont démontré la relation qui existe entre le machisme et la violence familiale. Au Québec, le terme est relativement péjoratif, mais ici, ouf! J’ose écrire que c’est admis dans la société. Le machiste péruvien prône les idées conservatrices : refus à la femme du droit de travailler, de socialiser, de remplir dans la société des rôles traditionnellement dévolus aux hommes. Le machiste a le droit de chercher des aventures extraconjugales; la femme doit rester fidèle. Le machiste pense que la femme a été créée pour rester à la maison et jouer le rôle de mère et d’épouse. Tout ceci, selon le machiste, justifie et appuie la violence domestique.

Heureusement, il existe une organisation à SJL, appuyée par Oxfam-Québec, qui accueille et accompagne des femmes en situations critiques. Le centre les appuie et les outille  pour les aider dans leur développement personnel, dans l’exercice de leur citoyenneté ainsi que dans leur désir de partir leurs petites entreprises d’économie solidaire.
Au Centro Mujer, les femmes viennent avec leurs enfants et peuvent rencontrer des psychologues et des travailleurs sociaux.  Elles ont la chance de se joindre à de groupes de soutien où elles peuvent s’exprimer en toute confiance. Elles peuvent aussi être conseillées au niveau légal (pension alimentaire et reconnaissance de paternité). Elles ont même accès à des services de réflexothérapie. Des ateliers sur la sexualité sont aussi offerts aux adolescents et adolescentes.  C’est une grande famille ou tout le monde est bienvenu, même les hommes!


Atelier avec les hommes


Et oui, les hommes ! Le Centro Mujer, au fil des années, a compris que s’il voulait avancer dans l’éradication de la violence familiale, il était nécessaire de travailler avec les hommes qui exercent cette violence et qu’il était important de les intégrer dans des activités de prévention.  Avec le temps, la petite organisation espère changer les patrons socioculturels qui légitiment les relations d’inégalité entre les hommes et les femmes.




Elle permet aux femmes, adolescents, adolescentes et aux hommes de devenir des acteurs sociaux importants dans leur communauté. Les actions qui y sont menées les sortent de leur isolement, leur permettent d’identifier leurs dynamiques familiales, les aident à se valoriser dans les rôles qu’elles/ils occupent et qu’elles/ils aimeraient occuper. Elles les aident à changer leurs façons de communiquer avec les membres de leur famille et de leur entourage et encouragent une plus grande solidarité.
 
Partie de l'équipe du Centro Mujer


Jeunes de SJL

Quel travail légitime et bien ciblé !  Il y a loin de la coupe aux lèvres puisque la violence n’est pas seulement physique et sexuelle, mais aussi psychologique, verbale, raciale, économique et j’en oublie certainement. Et elle ne se retrouve pas seulement dans les quartiers marginalisés. Elle est bien présente dans toutes les couches de la société mais à certains endroits, elle est plus silencieuse et discrète. Mais elle résulte avant tout de la précarité, d’où les forts pourcentages dans les quartiers pauvres.

Être en contact avec la base est important dans notre travail. Ça nous sort de nos tâches administratives quotidiennes et de nos réflexions et décisions qui sont parfois mécaniques et qui ne tiennent pas toujours compte des réalités-terrains malgré toutes les bonnes intentions que nous avons.

mardi 15 février 2011

Danse nocturne

Par une belle nuit d'été, Adam m'appelle et veut que je me couche avec lui.  Avec la visite de ma soeur et de son bébé, je flanche pour éviter une crise qui, à minuit, aurait réveillé toute la maisonnée.  Dormant paisiblement avec mon garçon, je ressens tranquillement, sans savoir si ça faisait partie de mes rêves, un corps étranger s'accrocher à ma cheville.

Mon premier réflexe a été de secouer ma jambe pour me rassurer que ce n'était qu'un rêve.

Quand j'ai senti que ce "quelque chose '' était toujours présent, j'ai utilisé mon pied gauche pour l'enlever.  C'est à ce moment que j'ai réellement senti que ce ''quelque chose'' était mou, chaud, collant et accroché à ma peau.

J'ai sauté du lit en lâchant un cri et en faisant une petite gigue sur place (selon JP mais vous savez très bien que je suis restée calme).

Voici donc ce qui s'était décollé de ma cheville et qui se trouvait maintenant sur mon matelas :



Petit vous croyez?  Ça ne mesurait pas 2 millimètres :




Heureusement, la chenille, bien qu'accrochée par un petit dentier, n'était pas venimeuse.  En fait, il s'agit de la deuxième de cette espèce qui visitait notre jardin.  Par contre, l'autre était beaucoup plus sympathique en plein jour sur le plancher contrairement à celle-ci qui s'est faufilée sous nos draps...


Morale de cette histoire :  il ne faut pas écraser le vers qui dort.

dimanche 30 janvier 2011

Photos et vidéo en rafale






Bienvenue à Punta Sal!
On n'a pas le temps d'écrire ces temps-ci, voici donc une vidéo et  17 000 mots ...
Femme de la région de Huaraz

Pélican (Tumbes)
Bisou de boue debout (Tumbes)

Chiot péruvien (sans poil à l'âge adulte).  "Perro calato"



Mercado de los brujos ''Marché des sorciers'' (Chiclayo)

Mercado de los brujos ''Marché des sorciers'' (Chiclayo)



Affiche tenue par 2 filles (Centre-ville de Chiclayo)

Belle traduction (gracieuseté de google ou autre logiciel)


Adam rencontre Lucifer au centre équestre militaire de Lima


À la main...


Seigneur de Sican (Chiclayo)

Huaca de la luna (Trujillo)

Nevado Pastorouri (Huaraz)

Embarcations typiques de Huanchaco (Trujillo)
Punta Sal

Salutation de l'autruche (ferme d'élevage à Chiclayo)


On n'oublie pas notre Auguste à Montréal.
Merci Jasmine d'en prendre bien soin!


vendredi 7 janvier 2011

Bilan 2010 des « Pourquoi »

Quand on vit à l’étranger, on doit faire preuve d’une grande tolérance et d’une grande ouverture face à la différence. On tolère beaucoup de choses; il est bien difficile de tout accepter malgré toute bonne volonté. Ceci nous tombe sur les nerfs, cela nous répugne, ceci nous dérange, cela nous bouleverse.
Tout sentiment est généralement précédé d’un « pourquoi » ? Les « Pourquoi » peuvent résonner dans notre tête plusieurs fois par jour. Bien sûr, il peut paraître bien difficile de trouver une réponse à ces nombreuses questions. Détrompez-vous, pour la majorité, nous les avons.  
-          Pourquoi quand on marche sur le trottoir, à sens inverse des voitures dans une rue, avec une fillette dans une poussette et un garçon à bicyclette, des taxis nous klaxonnent quand même pour nous offrir leur service ?

-          Pourquoi, malgré les meurtres quotidiens avec le push-push et le nettoyage constant,  il y a toujours des coquerelles (et des ŒUFS de coquerelle) dans mes tiroirs de cuisine, dans mon frigidaire NEUF et dans mon micro-onde NEUF ?

-          Pourquoi y’a pas de régie du logement ici ?

-          Pourquoi à chaque fois que mes enfants vont s’amuser au parc, ils reviennent avec des piqûres de puces (et les puces elles-mêmes) qui nous envahissent chaque fois pour au moins 3 mois? Pourquoi JP ne se fait pas piquer lui ?

-          Pourquoi je sens que j’ai perdu le contrôle de ma maison au lieu de jouir de la présence d’une nounou ?

-          Pourquoi on a 8 mois de novembre à Lima ?

-          Pourquoi les napkins ont une seule épaisseur ?

-          Pourquoi des cours de natation sont un produit de luxe ici ?

-          Pourquoi les partys « normaux » commencent à 11 h le soir et se termine à 6 h du matin ?

-          Pourquoi les fêtes d’enfants sont particulièrement exagérées, coûtent une fortune aux parents et ont lieu dans les PFK, les McDo et les Bembo’s, ou dans une salle communautaire avec des mascottes et des filles « sexys »?

-          Pourquoi le glutamate monosodique est utilisé ici en quantité industrielle ?

-          Pourquoi la ponctualité ici est tout simplement un mot banni de la langue ?

-          Pourquoi il y a un « circuit magique de l’eau » à Lima avec des fontaines bien originales (record Guinness) quand Lima est construite dans un désert et que plusieurs zones des bidonvilles n’ont même pas accès à l’eau ?

-          Pourquoi à chaque fois que mes enfants sont dans un taxi avec moi, qu’on est arrêté à une lumière, une femme, visiblement très pauvre, se met devant la fenêtre arrière avec son enfant et me fixe, regarde mes enfants, puis me fixe de nouveau pour que je lui achète un bonbon à 15 cents ?

-          Pourquoi ma proprio m’accuse d’avoir brisé les tuyaux des lavabos en y versant de l’eau chaude ?

-          Pourquoi notre gardien travaille 12 heures par jour, 6 jours par semaine et en plus, fait plus de 5 heures de route par jour pour venir faire son travail de surveillance dans un édifice de 6 logements ?

-          Pourquoi un cours de step ici est un cours de danse?

-          Pourquoi riz et patates dans la même assiette ?

-          Pourquoi les Péruviens se comportent au magasin  comme ils conduisent : ils passent devant tous le monde et coupent (la parole), peu importe les autres qui attendent ?

-          Pourquoi n’y-a-t-il que deux saisons, celle des bibittes à humidité et celle des coquerelles ?
-          Pourquoi il y a plein de parcs avec des statues de Saints mais pas de parcs avec des jeux pour enfants ?

-          Pourquoi les enfants ne sortent-ils pas jouer dehors « l’hiver » (quand il fait 14 degrés celsius) ?

-          Pourquoi les péruviens ne comprennent-ils pas « Parlez plus lentement s.v.p. » ?
-          Pourquoi certaines compagnies aériennes font-elles payer le double aux étrangers pour les vols internes ?

-          Pourquoi des parents ont-ils besoin de la nounou quand ils vont à une fête d’enfants avec leur fils unique ?

-          Pourquoi les nounous (de façon générale) portent-elles des uniformes blancs ou des culottes en polar ?

-          Pourquoi avait-on jamais pensé à couper les radis en petits morceaux assaisonnés de jus de citron (enfin une façon de manger le radis) ?

-          Pourquoi il est si difficile de trouver du bon café en Amérique du Sud ?

-          Pourquoi il n’y a pas de chippit de chocolat ?

-          Pourquoi en 2010, dans un condo neuf, une nounou n’a pas accès à de l’eau chaude dans sa douche ?

-          Pourquoi quand je prends le bus et qu’un gars entre avec sa guitare et se met à jouer des « tounes », j’ai toujours le « moton » et je lui donne quelques sous, mais je n’en donne pas à la madame et son enfant qui veulent me vendre un bonbon à 15 cents ?